Historique

De 2001 à 2014

Le 19 décembre 2001 Jean Le Bitoux, figure du militantisme gay et cofondateur du journal Le Gai Pied créé une association chargée de la préfiguration du Centre d’archives et de documentation homosexuelles de Paris. La ville de Paris lui alloue pour la circonstance une subvention de 100 000 €. Le projet n’ira pas plus loin qu’un rapport remis à la municipalité et l’association disparaît en 2004.

En 2007, Louis-Georges Tin, une autre figure du militantisme gay à l’initiative de la création de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, reprend le projet. L’issue sera la même que précédemment, à savoir un nouveau rapport jamais suivi d’effet.

De 2014 à 2017, les prémices de la création du Collectif

Le 16 décembre 2014, le groupe écologiste de Paris émet un vœu de reconnaissance de la mémoire LGBT à Paris par la création d’un centre d’archives national, vœu adopté par le Conseil de Paris.

Entre les années 2015 et 2017, un comité de suivi mis en place entre la mairie de Paris et les associations LGBTQI+  se réunit à plusieurs reprises, sous la direction du cabinet d’Hélène Bidard, maire adjointe chargée de la lutte contre les discriminations.

En 2017, création du Collectif et premières actions

Le 9 septembre, création du Collectif Archives LGBTQI, à l’appel d’Act Up-Paris.

Le 7 octobre, le Collectif organise son premier événement à l’occasion de la Fight Aids Paris week , sous la forme d’une » Journée de partage des savoirs (voir le programme).

Le 6 novembre, diverses associations et militant·es publient une tribune dans le Huffington Post sous le titre : «Parce que les mémoires se meurent, voici 12 priorités pour les archives LGBTQI ».

Le 11 décembre, le Conseil de Paris adopte un vœu du groupe écologiste allouant une subvention de 10 000 € et actant l’octroi d’un local temporaire au Collectif Archives LGBTQI .

En 2018, poursuite des actions et de la concertation avec la Ville de Paris

Le 3 février, le Collectif se constitue en association loi 1901. (voir les statuts)

Les 4 et 5 mai, le Collectif organise un nouvel événement à la mairie du 2ème arrondissement et au Carreau du temple, en partenariat avec la mairie de Paris, intitulé « Ateliers – débats, pour la création d’un centre d’Archives LGBTQI »  (voir le programme). Lors de l’événement, le Collectif enregistre une première série d’archives orales.

Le 12 juillet, le Collectif est désigné par l’ensemble des parties prenantes (Ville de Paris, État, associations LGBTQI+) pour préfigurer le futur centre d’archives et des mémoires LGBTQI+.

Le 24 septembre, revirement de la mairie de Paris consécutif au changement de premier adjoint. La Ville ne soutient plus le modèle de centre d’archives communautaire et autonome porté par le Collectif.

En septembre et novembre, le Collectif poursuit sa collecte d’archives orales, en coopération avec le Centre LGBTQI+ Paris Île-de-France d’une part et pendant le SNAP (Sex workers Narratives Arts & Politics) Festival des travailleur·euse·s du sexe d’autre part.

En 2019, nouvelles orientations

Le 19 avril 2019, la Ville de Paris publie un appel à projet visant à « faire émerger des propositions d’utilisation d’un local mis à disposition des communautés et associations LGBTQI afin de leur permettre de collecter et de valoriser leurs archives, sous condition que la conservation desdites archives soit assurée par les institutions publiques de conservation (archives, bibliothèques, musées), telles que définie par le Code du Patrimoine » (voir l’appel à projet)

Le 11 mai 2019, le Collectif vote massivement le refus de répondre à l’appel à projet de la Ville de Paris. En effet, les conditions imposées dans le règlement dudit appel conduiraient à une dépossession et une invisibilisation de nos archives, ce que le Collectif, garant d’un traitement respectueux de ces archives auprès des communautés LGBTQI, ne saurait accepter.

Le 3 juin 2019, le Collectif organise une conférence de presse au Centre LGBTQI Paris Île-de France afin de présenter son projet de centre d’archives communautaire et autonome et d’expliquer aux médias les raisons de son rejet de l’appel à projet de la Ville de Paris.

Du 27 et 29 juin, le Collectif participe à la conférence internationale Queering memory sur les archives, bibliothèques, musées et collections spéciales (ALMS) à Berlin.

Des 4 au 7 juillet, le Collectif poursuit sa collecte d’archives orales lors du festival Loud & Proud à la Gaîté lyrique à Paris.

À partir de cet été 2019, le Collectif ouvre de nouvelle pistes de recherche de partenariats, notamment auprès de diverses instances universitaires et de la Région Île-de France.

En 2020, l’amorce d’un changement

Le 13 février, le Collectif lance LA FIÈVRE, sa chaîne de podcasts pour valoriser ses collectes d’archives orales au travers de trois premières séries : « Comment devenir lesbienne ? », « Le feuilleton des luttes » et « Les nuits queer ».

Le 25 septembre, le magazine Têtu publie une tribune « Pour une Centre d’archives autonome digne de Paris capitale ».

Le 8 décembre, le député LREM Raphaël Gérard aborde la question de Centre d’archives au travers d’une Question parlementaire écrite à l’adresse de la ministre de la culture, Roselyne Bachelot.

En 2021, un tournant décisif

Le 8 janvier, le quotidien Libération publie une lettre ouverte du Collectif intitulée « Comment Paris peut soutenir la préservation de l’histoire et de la culture LGBTQI», signée par 45 Centres d’archives dans 22 pays.

Le 4 février, le Conseil de Paris adopte à l’unanimité un vœu qui engage la ville à trouver un lieu avant la fin de l’année et à accompagner la recherche de financements avec d’autres partenaires institutionnels et privés.

Début mars, lancement de la saison 2 du « Feuilleton des luttes ».

En novembre, un local de 600 m2 est proposé rue Molière au Collectif et à deux autres associations, les Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL) et l’Académie Gay & Lesbienne.

En 2022

Le 25 juin, lancement d’un crowdfunding à la marche des fiertés LGBT+.

Le 11 Juillet 2022, présentation de la préfiguration du projet devant les associations LGBTQI+ et de luttecontreleVIH/Sida auQJ, Paris 1er. La qualité et l’innovation du projet du Collectif ont été salués par tou·te·s. Aménagement dans un lieu temporaire loué à Césure,13 rue Santeuil 75005 Paris.

En novembre et décembre, identification d’un nouveau lieu situé au 149 rue de l’Ourcq (Paris, XIXe) de 650m2. Préparation d’une table ronde des financeurs publics, d’une Assemblée générale des Archives et de la première programmation culturelle pour l’année 2023.

En 2023

Le 21 janvier, organisation d’un assemblée générale publique à destination de toute la communauté LGBTQI+.

En février, lancement de la saison 4 de la série de podcasts du Feuilleton des luttes ainsi que de la première programmation culturelle.

En mars et avril, organisation de deux tables rondes des financeurs publics réunissant des représentante·s de la ville de Paris, de la région Île-deFrance, du ministère de la culture, de la DILCRAH et du ministère de l’égalité femmes/hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Les 3 et 4 juin, à Vaulx-en-Velin, participation aux premières rencontres du réseau Big Tata avec près de 20 collectifs et associations en France, au Canada et en Suisse.

En décembre, signature d’une promesse de bail, sous réserves, pour la rue de l’Ourcq, des analyses techniques approfondies de la structure du bâtiment devant être conduites au premier trimestre 2024.