Historique

De 1975 à 2014

Les actions des LGBTQI+ pour conserver leurs archives et leurs mémoires sont anciennes. Le Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT de l’Académie Gay & Lesbienne recense sur son site plusieurs de ces projets entrepris depuis les années 1970.

De 2014 à 2017, les prémices de la création du collectif

Le 16 décembre 2014, le groupe écologiste de Paris émet un vœu de reconnaissance de la mémoire LGBT à Paris par la création d’un centre d’archives national, vœu adopté par le Conseil de Paris.

Entre les années 2015 et 2017, un comité de suivi mis en place entre la mairie de Paris et les associations LGBTQI+  se réunit à plusieurs reprises, sous la direction du cabinet d’Hélène Bidard, maire adjointe chargée de la lutte contre les discriminations.

En 2017, création du collectif et premières actions

Le 9 septembre, création du collectif Archives LGBTQI, à l’appel d’Act Up-Paris.

Le 7 octobre, le collectif organise son premier événement à l’occasion de la Fight Aids Paris week , sous la forme d’une  » Journée de partage des savoirs (voir le programme).

Le 6 novembre, diverses associations et militant·es publient une tribune dans le Huffington Post sous le titre : «Parce que les mémoires se meurent, voici 12 priorités pour les archives LGBTQI ».

Le 11 décembre, le Conseil de Paris adopte un vœu du groupe écologiste allouant une subvention de 10 000 € et actant l’octroi d’un local temporaire au collectif Archives LGBTQI .

En 2018, poursuite des actions et de la concertation avec la Ville de Paris

Le 3 février, le collectif se constitue en association loi 1901. (voir les statuts)

Les 4 et 5 mai, le collectif organise un nouvel événement à la mairie du 2ème arrondissement et au Carreau du temple, en partenariat avec la mairie de Paris, intitulé « Ateliers – débats, pour la création d’un centre d’Archives LGBTQI »  (voir le programme)

Le 12 juillet, le collectif est désigné par l’ensemble des parties prenantes (Ville de Paris, État, associations LGBTQI+) pour préfigurer le futur centre d’archives et des mémoires LGBTQI+.

Le 24 septembre, revirement de la mairie de Paris consécutif au changement de premier adjoint. La Ville ne soutient plus le modèle de centre d’archives communautaire et autonome porté par le collectif.

En 2019, nouvelles orientations

Le 19 avril 2019, la Ville de Paris publie un appel à projet visant à « faire émerger des propositions d’utilisation d’un local mis à disposition des communautés et associations LGBTQI afin de leur permettre de collecter et de valoriser leurs archives, sous condition que la conservation desdites archives soit assurée par les institutions publiques de conservation (archives, bibliothèques, musées), telles que définie par le Code du Patrimoine » (voir l’appel à projet)

Le 11 mai 2019, le collectif vote massivement le refus de répondre à l’appel à projet de la Ville de Paris. En effet, les conditions imposées dans le règlement dudit appel conduiraient à une dépossession et une invisibilisation de nos archives, ce que le collectif, garant d’un traitement respectueux de ces archives auprès des communautés LGBTQI, ne saurait accepter.

Le 3 juin 2019, le collectif organise une conférence de presse au Centre LGBTQI Paris Île-de France afin de présenter son projet de centre d’archives communautaire et autonome et d’expliquer aux médias les raisons de son rejet de l’appel à projet de la Ville de Paris.

Depuis l’été 2019, le collectif a ouvert de nouvelle pistes de recherche de partenariats, notamment auprès de diverses instances universitaires et de la Région Île-de France.